Comment la respiration affecte le cerveau

La respiration n’est pas seulement essentielle pour nous garder en vie, elle influence également nos émotions, notre attention et la façon dont notre cerveau traite le monde qui nous entoure.

L’effet calmant de respirer dans des situations stressantes, est un concept que la plupart d’entre nous avons déjà rencontré. Le professeur Micah Allen du département de médecine clinique de l’Université d’Aarhus a fait un pas de plus vers la compréhension de la façon dont l’acte même de la respiration façonne notre cerveau.

Les chercheurs ont synthétisé les résultats de plus d’une douzaine d’études avec l’imagerie du cerveau des rongeurs, des singes et des humains, et les ont utilisés pour proposer un nouveau modèle qui explique comment notre respiration influence le cerveau.

Un seul constat : dans de nombreux types de tâches, les rythmes cérébraux sont étroitement liés au rythme de notre respiration. Nous sommes plus sensibles au monde extérieur lorsque nous respirons, tandis que le cerveau est plus attentif lorsque nous expirons.

Cela suggère que le cerveau et la respiration sont étroitement liés d’une manière qui va bien au-delà de la survie, pour avoir un impact réel sur nos émotions, notre attention et notre façon de traiter le monde extérieur.

La respiration peut affecter notre santé mentale
Comprendre comment la respiration façonne notre cerveau et, par extension, notre humeur, nos pensées et nos comportements, est un objectif important pour mieux prévenir et traiter les problèmes psychologiques.

La difficulté à respirer est associée à une très forte augmentation du risque de troubles de l’humeur comme l’anxiété et la dépression. Nous savons que la respiration, les maladies respiratoires et les troubles psychiatriques sont étroitement liés.

Stabiliser notre esprit par la respiration est une tactique bien connue et utilisée dans de nombreuses traditions telles que le yoga et la méditation.

Elle suggère également que notre mode de respiration rend le cerveau plus « excitable », ce qui signifie que les neurones sont plus susceptibles de s’activer pendant certaines périodes de respiration.

Source : www.psycnet.apa.org/record/2022-92434-001

La science derrière une bonne respiration
Lorsque vous inspirez, votre diaphragme et d’autres muscles se déplacent de telle façon que la poitrine se dilate, laissant un peu plus de place pour votre cœur. En réponse, votre cœur se dilate un tout petit peu aussi, ce qui ralentit légèrement le sang à l’intérieur.

Les neurones dans le cœur prêtent attention au débit sanguin, alors ils signalent au cerveau que le sang se déplace plus lentement vers le cœur. Le cerveau envoie un signal pour accélérer le cœur. Donc, si vos inhalations sont plus longues que vos expirations, vous accélérez votre cœur.

Le contraire se produit lorsque vous expirez. Tout se contracte, y compris votre cœur. Votre sang s’accélère et votre cœur ralentit. Ce qui est juste ce que vous voulez arriver vous êtes stressé et votre cœur commence à battre.

Cela signifie qu’au quotidien, vous devriez rendre vos expirations plus longues et plus vigoureuses que vos inhalations.

3 EXERCICES À TESTER

1. Sama Vritti ou « respiration égale »

Commencez par vous asseoir ou par vous coucher dans une position confortable. Vos yeux peuvent être ouverts ou fermés. Inspirez en 4 temps, puis expirez en 4 temps.

Toutes les inhalations et expirations doivent être faites par le nez, ce qui ajoute une légère résistance naturelle à votre respiration. Une fois que vous avez compris ces notions de base, essayez de compter de 6 à 8 par respiration.

Je suggère d’ajouter quelques mouvements de main simples à ce modèle de respiration de base pour distraire votre esprit des pensée angoissantes.

2. Technique de respiration abdominale

Placez une main sur votre poitrine et l’autre sur votre ventre. Inspirez profondément par le nez, en laissant le diaphragme (pas la poitrine) se gonfler avec assez d’air pour créer une légère sensation d’étirement dans vos poumons. Expirez lentement.

Prendre de 6 à 10 respirations profondes et lentes par minute pendant 10 minutes chaque jour en utilisant cette technique de respiration peut aider à réduire votre fréquence cardiaque et votre tension artérielle.

3. Relaxation musculaire progressive

Fermez les yeux et concentrez-vous sur la tension et la relaxation de chaque groupe musculaire pendant 2 à 3 secondes. Commencez par les pieds et les orteils, puis remontez jusqu’aux genoux, aux cuisses, aux fessiers, à la poitrine, aux bras, aux mains, au cou, à la mâchoire et aux yeux. Maintenir des respirations profondes et lentes tout le temps.

Vous avez des difficultés ? Inhalez par le nez, tenir pendant 5 temps en serrant vos muscles, puis d’expirer par la bouche lorsque vous relâchez ces muscles.

Si vous ne vous sentez pas à l’aise de retenir votre souffle, limitez-vous à quelques secondes.

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