Apprendre à « aimer ses défauts » et la culpabilité de ne pas y arriver

La plupart des gens ont des complexes par rapport à leur corps. Quelle que soit l’image que vous avez de votre corps ou le travail que vous avez fait pour l’améliorer, il y a toujours quelque chose.

Tout le monde souffre d’insécurité.

Mais cela ne signifie pas que nous sommes impuissants.

« Aimez vos imperfections » et autres citations du même genre…

Lorsque j’ai commencé à travailler sur mon image et à lire des ouvrages sur le sujet, j’ai toujours eu l’impression que des phrases comme « vous pouvez apprendre à aimer votre corps » ou « aimez vos imperfections » n’allaient pas dans le bon sens. Cela m’a toujours semblé un peu absurde et condescendant. Je me sentais coupable et honteuse d’être gênée par certaines parties de mon corps, comme si j’échouais parce que je ne pleurais pas de joie sur le fait que j’avais de l’acné ou des jambes fines.

Il se peut que vous n’aimiez jamais cette partie de votre corps
Il n’est pas nécessaire d’aimer toutes les parties de son corps pour avoir une bonne image corporelle. Relisez bien.

L’objectif d’une image corporelle positive n’est pas d’être tellement satisfait de son apparence que l’on remplit les critères du « narcissisme », comme le disent tous les thérapeutes de TikTok. Le but de l’image corporelle positive est en fait de moins penser à l’apparence de son corps (qu’elle soit bonne ou mauvaise !) et de vivre sa vie.

Il n’est pas nécessaire d’aimer chaque partie de son corps pour vivre sa vie.

Alors, que pouvons-nous faire à la place ?
Si vous voulez vous forger une image corporelle positive, vous devez apprendre à vivre avec les parties de votre corps que vous n’aimez pas.

Se concentrer sur la fonctionnalité, la santé du corps est un bon début. C’est également plus difficile lorsque la partie de votre corps que vous n’aimez pas ne fonctionne pas comme elle le devrait. Par exemple, si vous souffrez d’endométriose, vous êtes plus susceptible de maudire votre utérus que d’en être reconnaissante.

Cela ne veut pas dire que ce n’est pas possible.

En fin de compte…
Je ne veux pas vous traiter avec condescendance ou vous faire croire que vos problèmes corporels sont dans votre tête ou quelque chose que vous pouvez apprendre à aimer si vous pratiquez la gratitude envers votre corps.

La santé du corps n’élimine pas l’insatisfaction des parties du corps.

Mais elle permet de mieux l’accepter.

L’objectif n’est donc peut-être pas de faire une obsession sur une partie de son corps jusqu’à ce qu’on finisse enfin par l’aimer.

L’objectif est peut-être de passer d’avantage de temps dans l’action, le mouvement, que dans vos pensées. Sans mouvement, sans premier pas, il n’y a pas de vie. Si vous passez votre vie à scroller sur les réseaux sociaux et que cela vous laisse avec le sentiment que votre vie, corps, n’est pas assez bien, il est temps de prendre une décision. D’enclencher une action. Ce que vous consommez ne se résume pas à ce que vous mangez. Faites un tri, soyez un acteur actif, conscient de vos modes et choix de vie.

Parfois, il s’agit de vivre sa vie en dépit de son corps.

Et travailler sur votre image corporelle vous permet de le faire.

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